Les énergies renouvelables à la conquête des mers

La mer et les océans offrent de nombreuses perspectives en matière d’énergie renouvelable : éoliennes, houlomotrice, hydrolienne ou photovoltaïque par exemple. Les entreprises françaises multiplient les initiatives. Leur objectif : dominer le marché de l’électricité propre.

eoliennes offshore

Les éoliennes fleurissent le long des rivages.

Les énergies renouvelables marines, un secteur en plein essor

L’aventure des énergies renouvelables en pleine mer démarre en 1991, à Vindeby au Danemark. Le premier parc d’éoliennes révèle les premières lacunes à combler. Le matériel est mis à rude épreuve. La corrosion entre autres constitue un ennemi redoutable. A cela, se rajoute les problèmes d’accessibilité. Les ingénieurs décident de miser sur la puissance de cette nouvelle technologie plutôt que sur le nombre. Résultat, ce secteur explose littéralement. Le Danemark possède, en 2013, 13 parcs et fabrique 1274 MW. Le Royaume-Uni est le propriétaire de 20 parcs et produit la même année 3321 MW. L’Allemagne, quant à elle, est à la tête de 6 parcs et fournit 320 MW. La technologie maîtrisée, les pays européens s’attaquent désormais au coût. L’objectif est de passer en-dessous de la barre des 140 € / MW d’ici 2020.

La France rattrape son retard en matière d’énergies renouvelables marines

La France est en retard par rapport à ses voisins européens. Elle ne possède aucune turbine offshore opérationnelle. L’ouverture de ses deux premiers parcs est programmée pour 2018 / 2023. Mais, elle n’a pas dit son dernier mot comme en témoigne le projet Floatgen d’Ideol. Le site d’essai, SEM-REV, accueillera une éolienne flottante de 2 MW, une expérience unique au monde. Son socle en béton est réalisé par Bouygues Travaux Publics à Saint Nazaire. L’éolienne devrait être remorquée à 20 km au large de Croisic, au cours de l’été 2016.

La France mise également sur une autre technologie, celle de l’énergie thermique des mers à travers le projet NEMO. Mis en œuvre par le DCNS et l’Akuo Energy, il vise à exploiter la chaleur des fonds marins. Le gouvernement souhaite ainsi fournir pas moins de 35000 foyers martiniquais en électricité. Ce système prometteur pourrait constituer une belle réussite commerciale notamment dans les pays côtiers africains et les îles d’Extrême Orient.

Le MLiner, un géant des mers

La société GEPS Techno a mis au point un paquebot un peu spécial. Cette plateforme flottante regroupe quatre sources différentes d’énergie propre : le soleil, le vent, la houle et les courants marins. Ses dimensions sont impressionnantes : 270 m de long et 90 m de large ! A titre de comparaison, le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle ne mesure que 261 m de long et 64 m de large au niveau de son pont d’envol. Depuis le début de l’année 2015, seul un prototype de 6 m vogue. Il est relié à un réseau électrique terrestre et possède la capacité d’alimenter 1000 habitants. Un second bateau, cette fois à échelle réelle (20m), devrait bientôt être testé. Le travail de recherche de cette jeune start-up française est récompensé en 2014 lors du concours Cleantech Open France.

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Posté par René le 10 mai 2016