Stocker l’électricité renouvelable grâce à des ballons

Le stockage des énergies renouvelables est un enjeu majeur de la transition énergétique. Or, pour permettre de stocker, de manière efficace, les énergies intermittentes produites par les sources renouvelables, il faut développer des technologies capables d’offrir les meilleures performances. La société canadienne Hydrostor a imaginé une solution innovante.

Ballons Hydrostor.

©Hydrostor. Découvrez la solution innovante d’Hydrostor pour stocker les énergies renouvelables.

Des ballons à air comprimé pour stocker l’énergie

L’entreprise canadienne Hydrostor a imaginé des ballons à air comprimé pour stocker les énergies renouvelables. Ces ballons reposent sur un procédé connu depuis de nombreuses années et qui consiste à transformer l’électricité en air afin de la restituer lorsque c’est nécessaire. Mais l’innovation d’Hydrostor permet de conserver l’air, sous l’eau, et de profiter de la pression sous-marine.

Comment fonctionne le dispositif mis au point par Hydrostor ?

Les centrales éoliennes et solaires produisent de l’électricité. L’excédent alimente des compresseurs d’air, qui remplissent des ballons immergés à plusieurs mètres de profondeur. La pression sous-marine permet ensuite de vider naturellement les ballons lorsque la production des centrales éoliennes et solaires est déficitaire. L’air récupéré grâce aux ballons actionne une turbine qui produit de l’électricité. De plus, la chaleur générée par le processus est également récupérée et stockée grâce à des échangeurs de chaleur.

Des ballons plus efficaces que des batteries ?

Ce dispositif est actuellement testé dans des conditions réelles au Canada. Six ballons ont été plongés à 55 mètres de profondeur dans le lac Ontario. Ils sont reliés à une centrale éolienne et connecté au réseau électrique. Ils permettent d’ores et déjà d’alimenter en électricité 330 maisons de la région.

Selon Hydrostor, ce système aurait une longévité supérieure à toutes les batteries actuellement disponibles sur le marché pour un coût bien inférieur.

La start-up souhaite une commercialisation internationale de son dispositif afin de permettre à un maximum de pays d’en profiter.

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Posté par René le 8 décembre 2015